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Titre

L’écriture hiéroglyphique et ses dérivés, 1: Le méroïtique (ne nécessite pas de connaissances égyptologiques préalables)

Dates

27 février 2020

Organisateur(s)

MMe Noémie Monbaron, UNIGE

Mme Aurélie Quirion, UNIGE

Intervenant(s)

Dr Claude Rilly, CNRS

Description

Le méroïtique: présentation du séminaire Le royaume africain de Méroé a emprunté les systèmes d'écriture égyptiens pour noter sa langue au moins dès le 3e siècle AEC. Il employait une écriture spécifique comportant vingt-trois caractères sous deux formes : l'une hiéroglyphique, rare et réservée à l'usage royal ou cultuel, l'autre cursive, abondamment employée par toutes les couches de la société. Les caractères cursifs dérivent du démotique. Quant aux hiéroglyphes, ils correspondent à un choix, parfois déroutant, effectué plus tard pour doter les rois de Méroé d'une écriture sacrée. En raison du nombre restreint des signes, on a longtemps cru qu'ils composaient un alphabet, et une influence étrangère a même été suggérée. On sait maintenant qu'il s'agissait en fait d'un syllabaire simplifié, très proche du système utilisé en Inde ou au Tibet, mais élaboré sur place.

Ces textes que l'on sait lire depuis 1911, mais encore mal traduire, restent un champ de recherches en développement. Le méroïtique est en effet une des nombreuses langues anciennes que l'on sait lire, mais qui demeure souvent incomprise, comme l'étrusque ou le gaulois. L'appartenance récemment prouvée du méroïtique au soudanique oriental nord (SON), rameau du phylum nilo-saharien, permet désormais d'ajouter à l'arsenal des méthodes traditionnelles (analyses contextuelles, utilisation de parallèles égyptiens, rares bilingues et gloses) une nouvelle arme, la comparaison avec les langues SON (nara d'Érythrée, parlers nubiens du Soudan et d'Égypte, groupe taman du Darfour, groupe nyima dans les Monts Nouba au Soudan) et avec ce que l'on peut reconstruire du proto-SON parlé il y a 5000 ans.

Le but de ce séminaire sera d'initier les doctorants à l'écriture et à la langue méroïtiques en revenant sur les avancées du déchiffrement et en reprenant la traduction de certains documents issus des fouilles archéologiques soudanaises, comme les stèles funéraires ou des ostraca.

Lieu

Genève

Information

Colladon

Salle Denis de Rougemont

Rue Jean-Daniel-Colladon 2

de 11h à 13h et de 14h à 16h

Places

19

Délai d'inscription 27.02.2020
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