Titre

« L'introduction du radiocarbone et de la dendrochronologie en préhistoire 1950-1985 »

Auteur Géraldine Delley
Directeur /trice Prof. Marc-Antoine Kaeser UNINE
Co-directeur(s) /trice(s)
Résumé de la thèse A travers l’analyse de sources publiées et de documents d’archives institutionnelles, notre recherche vise à éclairer les conditions d’émergence et d’affirmation des méthodes de datation radiocarbone et dendrochronologique et à en mesurer l’impact sur l’archéologie préhistorique, des années 1950 à aujourd’hui. Un premier volet concerne l’accueil que les acteurs de l’époque réservent à ces nouvelles méthodes : quelles discussions et débats suscitent-elles ? quel usage en est-il fait ? Plus largement, il s’agit d’examiner de plus près le rôle respectif des scientifiques et des archéologues, tant dans le développement et la diffusion que dans la reconnaissance de ces méthodes, dont les applications ne se limitent pas uniquement à l’archéologie. Un second volet porte sur les changements concrets que ces nouvelles méthodes ont apportés à la pré et protohistoire. Deux biais seront privilégiés : premièrement les révisions critiques de chronologie qui conduisent au renversement des schémas interprétatifs. Deuxièmement, la prise en considération des changements d’échelle d’analyse résultant des outils privilégiés (radiocarbone et/ou dendrochronologie). Par l’analyse du discours confrontée à celle de la pratique, notre travail vise enfin à mieux comprendre quelles relations la pré- et protohistoire entretient avec les sciences naturelles d’un côté et avec l’histoire, de l’autre. Dans le cas qui nous occupe, les méthodes naturalistes et physico-chimiques sont accueillies différemment selon les domaines de spécialisation, tant pour des raisons factuelles (disponibilités des matériaux à dater, précision de la courbe de calibration selon les périodes, etc.) que méthodologiques (recours aux sources historiques). Mais le jeu des relations entre préhistoire, sciences et histoire n’a jamais été clair au cours de son histoire. Si la démarche préhistorienne a pu s’affirmer en tant que telle grâce à son enracinement dans les sciences naturelles (notamment la géologie), il apparaît qu’elle ne s’est pas entièrement affranchie de l’histoire. Cette filiation est particulièrement perceptible dans la manière dont les préhistoriens construisent leurs chronologies, développent des scénarios interprétatifs – comment, en définitive, la préhistoire pense le temps.
Statut à la fin
Délai administratif de soutenance de thèse
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